Par sa mission même " l’Église fait route avec toute l’humanité et partage le sort terrestre du monde ; elle est comme le ferment et, pour ainsi dire, l’âme de la société humaine appelée à être renouvelée dans le Christ et transformée en famille de Dieu " (GS 40, § 2). L’effort missionnaire exige donc la patience. Il commence par l’annonce de l’Évangile aux peuples et aux groupes qui ne croient pas encore au Christ (cf. RM 42-47) ; il se poursuit dans l’établissement de communautés chrétiennes qui soient des " signes de la présence de Dieu dans le monde " (AG 15), et dans la fondation d’Églises locales (cf. RM 48-49) ; il engage un processus d’inculturation pour incarner l’Évangile dans les cultures des peuples (cf. RM 52-54) ; il ne manquera pas de connaître aussi des échecs. " En ce qui concerne les hommes, les groupes humains et les peuples, l’Église ne les atteint et ne les pénètre que progressivement, et les assume ainsi dans la plénitude catholique " (AG 6).
Si, dans le processus économique et social, des formes de propriété inconnues par le passé acquièrent une importance notoire, il ne faut pas oublier pour autant les formes traditionnelles de propriété. La propriété individuelle n'est pas la seule forme légitime de possession. L'ancienne forme de propriété communautaire revêt également une importance particulière; bien que présente aussi dans les pays économiquement avancés, elle caractérise particulièrement la structure sociale de nombreux peuples indigènes. C'est une forme de propriété qui a une incidence si profonde sur la vie économique, culturelle et politique de ces peuples qu'elle constitue un élément fondamental de leur survie et de leur bien-être. La défense et la mise en valeur de la propriété communautaire ne doivent cependant pas exclure la conscience du fait que ce type de propriété est lui aussi destiné à évoluer. Agir de façon à ne garantir que sa conservation signifierait courir le risque de la lier au passé et ainsi de la compromettre.Cf. Concile Œcuménique Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, 69: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 58 (1966) sur vatican.va — PDF numérisé (1966) 1090-1092.La distribution équitable de la terre demeure toujours cruciale, en particulier dans les pays en voie de développement ou qui sont sortis des systèmes collectivistes ou de colonisation. Dans les zones rurales, la possibilité d'accéder à la terre grâce aux opportunités offertes par les marchés du travail et du crédit est une condition nécessaire pour l'accès aux autres biens et services; non seulement elle constitue une voie efficace pour la sauvegarde de l'environnement, mais cette possibilité représente un système de sécurité sociale réalisable aussi dans les pays disposant d'une structure administrative faible.Cf. Conseil Pontifical « Justice et Paix », Pour une meilleure répartition de la terre. Le défi de la réforme agraire, 27-31, Libreria Editrice Vaticana, Cité du Vatican 1997, pp. 27-30.
La relation que les peuples indigènes entretiennent avec leur terre et les ressources de celle-ci mérite une attention spéciale: il s'agit d'une expression fondamentale de leur identité.Cf. Jean-Paul II, Discours aux peuples autochtones de l'Amazonie, Manaus (10 juillet 1980): AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 72 (1980) sur vatican.va — PDF numérisé (1980) 960-961. De nombreux peuples ont déjà perdu ou risquent de perdre, au profit de puissants intérêts agro- industriels ou en vertu de processus d'assimilation et d'urbanisation, les terres sur lesquelles ils vivent Cf. Jean-Paul II, Homélie durant la liturgie de la Parole pour les populations autochtones de l'Amazonie péruvienne (5 février 1985), 4: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 77 (1985) sur vatican.va — PDF numérisé (1985) 897-898; cf. aussi Conseil Pontifical « Justice et Paix », Pour une meilleure répartition de la terre. Le défi de la réforme agraire, 11, Libreria Editrice Vaticana, Cité du Vatican 1997, pp. 15-16. et auxquelles est lié le sens même de leur existence.Cf. Jean-Paul II, Discours aux aborigènes de l'Australie (29 novembre 1986), 4: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 79 (1987) sur vatican.va — PDF numérisé (1987) 974-975. Les droits des peuples indigènes doivent être opportunément protégés.Cf. Jean-Paul II, Discours aux indigènes du Guatemala (7 mars 1983), 4: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 75 (1983) sur vatican.va — liste de ses parties numérisées (1983) 742-743; Id., Discours aux peuples autochtones du Canada (18 septembre 1984), 7-8: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 77 (1985) sur vatican.va — PDF numérisé (1985) 421-422; Id., Discours aux peuples autochtones de l'Équateur (31 janvier 1985), II, 1: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 77 (1985) sur vatican.va — PDF numérisé (1985) 861; Id., Discours aux aborigènes de l'Australie (29 novembre 1986), 10: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 79 (1987) sur vatican.va — PDF numérisé (1987) 976-977. Ces peuples offrent un exemple de vie en harmonie avec l'environnement qu'ils ont appris à connaître et à préserver.Cf. Jean-Paul II, Discours aux aborigènes de l'Australie (29 novembre 1986), 4: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 79 (1987) sur vatican.va — PDF numérisé (1987) 974-975; Id., Discours aux Amérindiens (14 septembre 1987), 4: La Documentation Catholique, nº 1932 (1987), pp. 61-62. Leur expérience extraordinaire, qui constitue une richesse irremplaçable pour toute l'humanité, risque d'être perdue en même temps que l'environnement d'où elle tire son origine.
Si, dans le processus économique et social, des formes de propriété inconnues par le passé acquièrent une importance notoire, il ne faut pas oublier pour autant les formes traditionnelles de propriété. La propriété individuelle n'est pas la seule forme légitime de possession. L'ancienne forme de propriété communautaire revêt également une importance particulière; bien que présente aussi dans les pays économiquement avancés, elle caractérise particulièrement la structure sociale de nombreux peuples indigènes. C'est une forme de propriété qui a une incidence si profonde sur la vie économique, culturelle et politique de ces peuples qu'elle constitue un élément fondamental de leur survie et de leur bien-être. La défense et la mise en valeur de la propriété communautaire ne doivent cependant pas exclure la conscience du fait que ce type de propriété est lui aussi destiné à évoluer. Agir de façon à ne garantir que sa conservation signifierait courir le risque de la lier au passé et ainsi de la compromettre. Cf. Concile Œcuménique Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, 69: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 58 (1966) sur vatican.va — PDF numérisé (1966) 1090-1092. La distribution équitable de la terre demeure toujours cruciale, en particulier dans les pays en voie de développement ou qui sont sortis des systèmes collectivistes ou de colonisation. Dans les zones rurales, la possibilité d'accéder à la terre grâce aux opportunités offertes par les marchés du travail et du crédit est une condition nécessaire pour l'accès aux autres biens et services; non seulement elle constitue une voie efficace pour la sauvegarde de l'environnement, mais cette possibilité représente un système de sécurité sociale réalisable aussi dans les pays disposant d'une structure administrative faible. Cf. Conseil Pontifical « Justice et Paix », Pour une meilleure répartition de la terre. Le défi de la réforme agraire, 27-31, Libreria Editrice Vaticana, Cité du Vatican 1997, pp. 27-30.
La relation que les peuples indigènes entretiennent avec leur terre et les ressources de celle-ci mérite une attention spéciale: il s'agit d'une expression fondamentale de leur identité. Cf. Jean-Paul II, Discours aux peuples autochtones de l'Amazonie, Manaus (10 juillet 1980): AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 72 (1980) sur vatican.va — PDF numérisé (1980) 960-961. De nombreux peuples ont déjà perdu ou risquent de perdre, au profit de puissants intérêts agro- industriels ou en vertu de processus d'assimilation et d'urbanisation, les terres sur lesquelles ils vivent Cf. Jean-Paul II, Homélie durant la liturgie de la Parole pour les populations autochtones de l'Amazonie péruvienne (5 février 1985), 4: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 77 (1985) sur vatican.va — PDF numérisé (1985) 897-898; cf. aussi Conseil Pontifical « Justice et Paix », Pour une meilleure répartition de la terre. Le défi de la réforme agraire, 11, Libreria Editrice Vaticana, Cité du Vatican 1997, pp. 15-16. et auxquelles est lié le sens même de leur existence. Cf. Jean-Paul II, Discours aux aborigènes de l'Australie (29 novembre 1986), 4: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 79 (1987) sur vatican.va — PDF numérisé (1987) 974-975. Les droits des peuples indigènes doivent être opportunément protégés. Cf. Jean-Paul II, Discours aux indigènes du Guatemala (7 mars 1983), 4: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 75 (1983) sur vatican.va — liste de ses parties numérisées (1983) 742-743; Id., Discours aux peuples autochtones du Canada (18 septembre 1984), 7-8: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 77 (1985) sur vatican.va — PDF numérisé (1985) 421-422; Id., Discours aux peuples autochtones de l'Équateur (31 janvier 1985), II, 1: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 77 (1985) sur vatican.va — PDF numérisé (1985) 861; Id., Discours aux aborigènes de l'Australie (29 novembre 1986), 10: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 79 (1987) sur vatican.va — PDF numérisé (1987) 976-977. Ces peuples offrent un exemple de vie en harmonie avec l'environnement qu'ils ont appris à connaître et à préserver. Cf. Jean-Paul II, Discours aux aborigènes de l'Australie (29 novembre 1986), 4: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 79 (1987) sur vatican.va — PDF numérisé (1987) 974-975; Id., Discours aux Amérindiens (14 septembre 1987), 4: La Documentation Catholique, nº 1932 (1987), pp. 61-62. Leur expérience extraordinaire, qui constitue une richesse irremplaçable pour toute l'humanité, risque d'être perdue en même temps que l'environnement d'où elle tire son origine.