Le handicap

Que dit l’Église d’une vie que d’autres disent diminuée ?

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Ceux dont la vie est diminuée ou affaiblie réclament un respect spécial. Les personnes malades ou handicapées doivent être soutenues pour mener une vie aussi normale que possible.

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Puisqu’il doit être traité comme une personne, dès la conception, l’embryon devra être défendu dans son intégrité, soigné et guéri, dans la mesure du possible comme tout autre être humain. Le diagnostic prénatal est moralement licite, " s’il respecte la vie et l’intégrité de l’embryon et du fœtus humain, et s’il est orienté à sa sauvegarde ou à sa guérison individuelle ... Il est gravement en opposition avec la loi morale, quand il prévoit, en fonction des résultats, l’éventualité de provoquer un avortement. Un diagnostic ne doit pas être l’équivalent d’une sentence de mort " (CDF, instr. " Donum vitæ " 1, 2).

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Les personnes handicapées sont des sujets pleinement humains, titulaires de droits et de devoirs: « en dépit des limites et des souffrances inscrites dans leur corps et dans leurs facultés, [elles] mettent davantage en relief la dignité et la grandeur de l'homme ». Jean-Paul II, Encycl. Laborem exercens, 22: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 73 (1981) sur vatican.va — PDF numérisé (1981) 634. Étant donné que la personne porteuse de handicap est un sujet avec tous ses droits, elle doit être aidée à participer à la vie familiale et sociale sous toutes ses dimensions et à tous les niveaux accessibles à ses possibilités. Il faut encourager avec des mesures efficaces et appropriées les droits de la personne handicapée: « Il serait profondément indigne de l'homme et ce serait une négation de l'humanité commune de n'admettre à la vie sociale, et donc au travail, que des membres dotés du plein usage de leurs moyens, car, en agissant ainsi, on retomberait dans une forme importante de discrimination, celle des gens forts et sains contre les personnes faibles et les malades ». Jean-Paul II, Encycl. Laborem exercens, 22: AAS — Acta Apostolicae SedisVolume 73 (1981) sur vatican.va — PDF numérisé (1981) 634. Une grande attention devra être accordée non seulement aux conditions de travail physiques et psychologiques, à la juste rémunération, à la possibilité de promotions et à l'élimination des différents obstacles, mais aussi aux dimensions affectives et sexuelles de la personne handicapée: « Elle aussi a besoin d'aimer et d'être aimée, a besoin de tendresse, de proximité et d'intimité », Jean-Paul II, Message au Symposium international sur le thème « dignité et droits de la personne atteinte d'un handicap mental » (5 janvier 2004): L'Osservatore Romano, 9 janvier 2004, p. 5. selon ses possibilités et dans le respect de l'ordre moral, qui est le même pour les personnes saines et pour celles qui sont porteuses d'un handicap.