Cantique des cantiques 7

Les éditions présentes ici découpent ce passage en versets selon des principes différents : un même numéro ne désigne donc pas les mêmes mots dans chacune.
Reviens, reviens, Sulamite ? Reviens, reviens, afin que nous te regardions. VII, 1. La première partie de ce verset forme dans la Vulg. le vers. 12 du chap. vi. — Comme une danse de Machanaün. D’autres : Comme une danse à deux chœurs. Phrase très difficile. LXX : Que voyez-vous dans la Sulamite. qui vient comme des chœurs de camp ? Vulg. Que verras-tu dans la Sulamite, si ce n’est des chœurs de camps ? Pourquoi regardez-vous la Sulamite, comme une danse de Machanaïm. Que tes pieds sont beaux dans tes sandales, fille de prince ! La courbure de tes reins est comme un collier, 2 constitue, avec la fin du vers. 1, le vers. vii, 1 de la Vulg. ; de ce fait, la Vulg. est, dans tout ce chap., en retard d’un vers. sur l’hébreu. — De tes reins. D’autres : de tes jambes. Vulg., les jointures de tes jambes. — Un collier, ou, en un sens plus général, un ornement. œuvre d’un artiste. Ton nombril est une coupe arrondie, où le vin aromatisé ne manque pas. Ton ventre est un monceau de froment, entouré de lis. Tes deux seins sont comme deux faons, jumeaux d’une gazelle. Ton cou est comme une tour d’ivoire ; tes yeux sont comme les piscines d’Hésébon, près de la porte 5. Près de la porte de cette ville populeuse. D’autres voient ici un nom propre : près de la porte de Bath Rabbim (peut être allusion à une porte d’Hésébon, d’où partait la route de Rabbat-Ammon). de cette ville populeuse. Ton nez est comme la Tour du Liban, qui surveille le côté de Damas. Ta tête est posée sur toi comme le Carmel, la chevelure de ta tête 6. La chevelure de ta tête est comme la pourpre etc. La Vulg. a compris et coupé autrement : Comme la pourpre du roi liée (dans) les canaux (où on la teint). est comme la pourpre rouge : un roi est enchaîné à ses boucles. Que tu es belle, que tu es charmante, mon amour, au milieu des délices ! Ta taille 8. Ta taille litt., celle-ci ta taille, ta taille que voici, que je vois. ressemble au palmier, et tes seins à ses grappes. J’ai dit : je monterai au palmier, j’en saisirai les régimes. Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, le parfum de ton souffle comme celui des pommes, et ton palais comme un vin exquis !… Qui coule aisément pour mon bien-aimé, qui glisse sur les lèvres de ceux qui s’endorment 10. Qui glisse sur les lèvres de ceux qui s’endorment. LXX : suffisant à mes lèvres et à mes dents. Vulg. à ses lèvres et à ses dents.. Je suis à mon bien-aimé, et c’est vers moi qu’il porte ses désirs. Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs, passons la nuit dans les villages. Dès le matin nous irons aux vignes, nous verrons si la vigne bourgeonne, si les bourgeons se sont ouverts, si les grenadiers sont en fleurs ; là je te donnerai mon amour 13. Mon amour. Vulg. mes mamelles.. Les mandragores font sentir leur parfum, et nous avons à nos portes tous les meilleurs fruits, les nouveaux et aussi les vieux : mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi.

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