Ecclésiastique ou Siracide 36

Ayez pitié de nous, Maître, Dieu de l’univers et regardez ; XXXVI (grec, XXXVIII), 1. L’auteur écrivait après le retour de la captivité ; mais un grand nombre de Juifs étaient dispersés en Asie et en Égypte, et ceux mêmes qui étaient en Palestine, soumis tour à tour à des rois étrangers, avaient beaucoup à en souffrir. — La Vulg. ajoute : et montrez-nous la lumière de vos miséricordes. et répandez votre terreur sur toutes les nations. 2. La Vulg. ajoute : qui ne vous cherchent pas, afin qu’elles sachent qu’il n’y a pas d’autre Dieu que vous, et qu’elles célèbrent vos grandeurs. Levez votre main contre les peuples étrangers, et qu’ils sentent votre puissance ! De même que vous avez montré devant eux votre sainteté en nous punissant, ainsi montrez votre grandeur devant nous en les châtiant ; et qu’ils apprennent, comme nous l’avons appris nous-mêmes, qu’il n’y a pas d’autre Dieu que vous, Seigneur ! Renouvelez les prodiges, et reproduisez les merveilles ; glorifiez votre main et votre bras droit. Réveillez votre courroux et répandez votre colère ; détruisez l’adversaire et anéantissez l’ennemi. Hâtez le temps et souvenez-vous du serment ; 10. Du serment ; Vulg., de la fin ; Hébr., de la date. — Et qu’on célèbre vos hauts faits ; Hébr., car qui vous dira : Que faites-vous ? et qu’on célèbre vos hauts faits ! Que par un feu ardent soit dévoré celui qui serait échappé, et que ceux qui maltraitent votre peuple trouvent leur perte. Brisez les têtes des chefs des ennemis, qui disent : « Il n’y a que nous ! » 12. Un feu ardent, litt. la colère du feu. Rassemblez toutes les tribus de Jacob, et rendez-leur l’héritage tel qu’au commencement. 13. La Vulg. ajoute après le 1er membre : afin qu’elles sachent qu’il n’y a pas d’autre Dieu que vous, et qu’elles racontent vos grandeurs. — Au vers. 13b, l’harmonie se rétablit entre la disposition du grec et celle des autres témoins. Seigneur, ayez pitié de votre peuple, qui est appelé de votre nom, et d’Israël, que vous avez fait semblable à un premier-né. Prenez compassion de la ville de votre sanctuaire, 15. De la ville de votre sanctuaire ou, plus simplement, de votre ville sainte. de Jérusalem, le lieu de votre repos. Remplissez Sion de vos oracles, 16. De vos oracles ; Hébr., de votre gloire. — Votre peuple ; Hébr., votre sanctuaire. et votre peuple de votre gloire. Rendez témoignage à ceux qui sont vos créatures dès le commencement, et accomplissez les promesses faites en votre nom. Récompensez ceux qui espèrent en vous, et que vos prophètes soient trouvés véridiques. Exaucez, Seigneur, la prière de ceux qui vous implorent, 18. Qui vous implorent, en gr. ἰκετῶν ; le traducteur latin a lu σικετῶν, de vos serviteurs. selon la bénédiction d’Aaron sur votre peuple ; 19. Selon la bénédiction d’Aaron ; Hébr., selon votre faveur. La Vulg. ajoute au 1er membre : et conduisez-nous dans la voie de la justice. — Le Dieu des siècles, Vulg. le Dieu qui contemple les siècles. et que tous les habitants de la terre reconnaissent que vous êtes le Seigneur, le Dieu des siècles ! L’estomac reçoit toute espèce de nourriture, mais tel aliment est meilleur qu’un autre. Le palais discerne au goût la viande sauvage : ainsi le cœur sensé reconnaît la parole mensongère. Le cœur pervers cause du chagrin, mais l’homme d’expérience se met en garde contre lui. La femme 23. La femme juive ne choisissait pas, elle acceptait le mari que ses parents avaient choisi pour elle ; l’homme, au contraire, doit apporter un grand discernement dans le choix de son épouse. reçoit toute espèce de mari, mais telle fille est meilleure qu’une autre. La beauté de la femme réjouit le visage, 24. Le visage ; Vulg., de son mari. et surpasse tout désir de l’homme. Si la bonté et la douceur sont sur sa langue, son mari n’est plus un simple enfant des hommes. Celui qui acquiert une femme a le principe de sa fortune, une aide semblable à lui et une colonne d’appui. 26. Hébr., acquiers une femme comme première acquisition, c’est une ville fortifiée et une colonne d’appui. Là où il n’y a pas de haie, le domaine est au pillage ; là où il n’y a pas de femme, l’homme errant gémit. 27. L’homme errant gémit ; Vulg., l’homme gémit dans l’indigence ; Hébr., on est vagabond et errant. Qui se fie au brigand agile, qui court de ville en ville ? Ainsi en est-il de l’homme qui n’a pas de demeure, et qui prend son gîte où la nuit le surprend. 28. Dans la Vulg. les membres de ce verset sont intervertis.

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