Lamentations 5

Souviens-toi, V. La Vulgate présente, au début du cinquième poème, un titre. Prière de Jérémie le prophète qui n’existe pas en hébreu ni dans les LXX. — Ce poème, bien qu’il ne soit pas alphabétique comme les précédents, compte autant de distiques qu’il y a de lettres dans l’alphabet. Yahweh, de ce qui nous est arrivé, regarde et vois notre opprobre. Notre héritage a passé à des étrangers, nos maisons à des inconnus. Nous sommes orphelins, sans père ; nos mères sont comme des veuves. Nous buvons notre eau à prix d’argent, le bois ne nous vient que pour un salaire. Nos persécuteurs 5. ((Nos persécuteurs nous pressent par derrière. M. à m. sur nos cous, nous sommes poursuivis. Peut-être : Le joug sur le cou, etc. nous pressent par derrière ; nous sommes épuisés ; plus de repos pour nous. Nous tendons la main vers l’Égypte, et vers l’Assyrie, pour nous rassasier de pain. Nos pères ont péché, ils ne sont plus ; et nous, nous portons leurs iniquités ! 7. Leurs iniquités, la peine de leurs fautes. Des esclaves dominent sur nous ; personne ne nous délivre de leurs mains. Nous acquérons notre pain au péril de notre vie ; devant l’épée du désert. 9. L’épée du désert, les Arabes pillards, les Bédouins, qui habitent le désert et qui sont toujours prêts à faire des incursions dans le pays dévasté. Notre peau est brûlante comme un four, par suite des ardeurs de la faim. 10. Notre peau etc. : une fièvre causée par la faim nous consume. Ils ont déshonoré les femmes dans Sion, les vierges dans les villes de Juda. Des chefs ont été pendus par leurs mains ; la face des vieillards n’a pas été respectée. Des adolescents ont porté la meule ; des enfants ont chancelé, chargés de bois. Les vieillards ont cessé d’aller à la porte ; les jeunes gens, de jouer de leur lyre. La joie de nos cœurs a cessé, nos danses sont changées en deuil. La couronne de notre tête est tombée ; oui, malheur à nous, car nous avons péché ! Voici pourquoi notre cœur est malade, pourquoi nos yeux sont obscurcis : c’est parce que la montagne de Sion est désolée, et que les chacals s’y promènent. Toi, Yahweh, tu sièges éternellement ; ton trône subsiste d’âge en âge ! Pourquoi nous oublierais-tu à jamais, nous abandonnerais-tu pour de si longs jours ? Fais-nous revenir à toi, Yahweh, et nous reviendrons ; renouvelle nos jours comme autrefois. Car nous aurais-tu entièrement rejetés, serais-tu irrité contre nous sans mesure ?

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