Psaumes 139

Au maître de chant. Psaume de David. Yahweh, tu me sondes et tu me connais, tu sais quand je suis assis ou levé, tu découvres ma pensée de loin. Tu m’observes quand je suis en marche ou couché, CXXXIX, 3. Ou couché. Vulg., funiculum, corde de jonc (gr. σχοῖνόν), servant de mesure : probablement la direction de mes pas. et toutes mes voies te sont familières. 3-5. LXX et Vulg. Et tu as prévu toutes mes joies, quoiqu’une parole (LXX, injuste) ne fût pas sur ma langue. Voici, Seigneur, que tu connais toutes choses, les nouvelles et les anciennes ; tu m’as formé et tu as mis ta main sur moi. La parole n’est pas encore sur ma langue, que déjà, Yahweh, tu la connais entièrement. En avant et en arrière tu m’entoures, et tu mets ta main sur moi : Science trop merveilleuse pour moi, elle est trop élevée pour que j’y puisse atteindre ! Où aller loin de ton esprit, où fuir loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche dans le schéol, te voilà ! Si je prends les ailes de l’aurore, 9. Les ailes de l’aurore. LXX et Vulg., mes ailes dès l’aurore. et que j’aille habiter aux confins de la mer, là encore ta main me conduira, et ta droite me saisira. Et je dis : Au moins les ténèbres me couvriront, et la nuit sera la seule lumière qui m’entoure !… 11-12. D’autres : Si je dis : au moins les ténèbres me couvriront, — la nuit devient lumière autour de toi ; les ténèbres n’ont pas pour toi d’obscurité, pour toi la nuit etc. Les ténèbres mêmes n’ont pas pour toi d’obscurité ; pour toi la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière. C’est toi qui as formé mes reins, et qui m’as tissé dans le sein de ma mère. 13. Toi qui as formé. LXX et Vulg., tu as possédé. — Et qui m’as tissé dans le sein de ma mère. LXX et Vulg., tu m’as reçu dès le sein de ma mère. Je te loue d’avoir fait de moi une créature si merveilleuse ; tes œuvres sont admirables, et mon âme se plaît à le reconnaître. 14. LXX et Vulg. Je te loue de ce que ta grandeur a éclaté d’une manière étonnante ; tes œuvres etc. Ma substance n’était pas cachée devant toi, lorsque j’étais formé dans le secret, tissé avec art dans les profondeurs de la terre. 15. LXX et Vulg. Mes os ne te sont pas cachés, puisque tu les as faits dans le secret, ni ma substance, (formée) comme au fond de la terre. Je n’étais qu’un germe informe, et tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux fût encore. 16. Les jours qui m’étaient destinés. LXX et Vulg. sont disposés. Ô Dieu, que tes pensées me semblent ravissantes ! Que le nombre en est grand ! 17. LXX et Vulg. Mais pour moi, ô Dieu tes amis sont devenus extrêmement honorables ; leur empire s’est extrêmement fortifié. Si je compte, elles surpassent en nombre les grains de sable : je m’éveille, et je suis encore avec toi ! Ô Dieu, ne feras-tu pas périr le méchant ? Hommes de sang, éloignez-vous de moi ! Ils parlent de toi d’une manière criminelle, ils prennent ton nom en vain, eux, tes ennemis ! 20. LXX et Vulg. Parce que vous dites (LXX tu dis) en vous mêmes : Ils recevront en vain tes cités. Ne dois-je pas, Yahweh, haïr ceux qui te haïssent, avoir en horreur ceux qui s’élèvent contre toi ? Oui, je les hais d’une haine complète, ils sont pour moi des ennemis. Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées. Regarde si je suis sur une voie funeste, et conduis-moi dans la voie éternelle.

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