Psaumes 42

Au maître de chant. Cantique des fils de Coré. Comme le cerf soupire après les sources d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu 2. Ô Dieu : dans les Psaumes de ce 2e livre, Dieu est presque toujours désigné par le mot Elohim, et rarement par celui de Yahweh ; c’est le contraire dans le premier livre.. Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant : quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu ? Mes larmes sont ma nourriture jour et nuit, pendant qu’on me dit sans cesse : « Où est ton Dieu ? » Je me rappelle, — et à ce souvenir mon âme se fond en moi, — quand je marchais entouré de la foule 5. Entouré de la foule. D’autres : vers la tente sainte. — LXX et Vulg., Je me suis souvenu de ces choses et j’ai répandu mon âme au dedans de moi-même. Car je passerai dans le lieu du tabernacle admirable jusqu’à la maison de Dieu, parmi les chants d’allégresse et de louange (pareils) au bruit d’un festin., et que je m’avançais vers la maison de Dieu, au milieu des cris de joie et des actions de grâces d’une multitude en fête ! Pourquoi es-tu abattue, ô mon âme, et t’agites-tu en moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore, lui, le salut de ma face 6. Le salut de ma face, le salut que Dieu mettra un jour devant moi et me fera voir. Cette leçon est celle des LXX et de la Vulg., et en conformité avec les deux répétitions du refrain (vers. 12 ; xliii, 5). Hébr., le salut de sa face. et mon Dieu ! Mon âme est abattue au dedans de moi ; aussi je pense à toi, du pays du Jourdain, de l’Hermon, de la montagne de Misar 7. Misar, nom d’une montagne inconnue, peut-être un des sommets de l’Hermon. Misar signifie petit (LXX et Vulg.). — D’autres exégètes interprètent : loin du pays du Jourdain et de l’Hermon et de la montagne de Misar (d’aucuns : de la petite montagne du Temple), c’est à dire, loin de la patrie.. Un flot en appelle un autre, quand grondent tes cataractes : ainsi toutes tes vagues et tes torrents passent sur moi. Le jour, Yahweh commandait à sa grâce de me visiter ; la nuit, son cantique était sur mes lèvres j’adressais une prière au Dieu de ma vie. 9. D’autres entendent ce verset, soit du temps présent, soit de l’avenir. Maintenant je dis à Dieu mon rocher : « Pourquoi m’oublies-tu ? pourquoi me faut-il marcher dans la tristesse, sous l’oppression de l’ennemi ? » Je sens mes os se briser, quand mes persécuteurs m’insultent, en me disant sans cesse : « Où est ton Dieu ? » — Pourquoi es-tu abattue, ô mon âme, et t’agites-tu en moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore, lui, le salut de ma face et mon Dieu !

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